Revendications

Reconnaissance des identités trans

  • Modifier Synchro pour permettre la gestion d’un nom d’usage utilisé à toutes les fins internes
    Cela implique que le nom d’usage serait utilisé partout (carte étudiante, dossiers étudiants, etc.), sauf sur les documents officiels. L’utilisation du nom légal peut révéler le statut trans,c ce qui ouvre la porte à des situations de discrimination. De plus, ce nom est considéré comme très personnel par beaucoup de personnes trans.
  • Faciliter l’utilisation du nom d’usage partout où cela est possible
    En attendant un changement de Synchro, certains accommodement sont possibles. Le courriel institutionnel ne dépend pas de Synchro. De plus, rien ne devrait obliger un-e étudiant-e trans à utiliser son nom légal sur ses travaux et examens, dans la mesures où son matricule est inscrit sur la copie et sert effectivement à l’identification.
  • Systématiser l’usage du matricule sur tous les formulaires
    Le code permanent révèle la mention de sexe (on ajoute 50 au chiffre du mois pour marquer le féminin) et le nom légal (première lettre du prénom).  Le matricule ne révèle pas ces informations.
  • Réduire l’utilisation de la mention de sexe
    L’UdeM doit disposer de la mention de sexe (c-à-d le sexe légal) pour ses communications avec le ministère, mais cette information est fondée sur les politiques discriminatoires de l’État québécois, ne démarche hautement controversée car fondée sur des pratiques discriminatoires, notamment l’exigence d’être citoyen-ne canadien-ne, celle d’avoir subi des chirurgies causant une stérilisation permanente, et l’impossibilité d’avoir une mention de sexe autre que homme/femme. Cette information ne doit pas être considérée comme une façon fiable de distinguer les hommes et les femmes et devrait rester confidentielle. Pour toutes les autres fins, dont la compilation de statistiques, le choix d’une formule d’appel et d’un genre grammatical et l’assignation à une résidence, nous voulons que l’UdeM se fie à l’autoidentification des personnes, non à la mention de sexe.

Espaces genrés

  • Améliorer la répartition des toilettes non genrées sur le campus.
    Suite à nos efforts, L’UdeM dipose à présent de près d’une centaine . Plusieurs endroits, dont le pavillon de géographie, le campus du Parc,  les pavillons André-Aisenstadt, Claire-McNicoll et Marie-Victorin sur la montagne, etc. Ailleurs, nous manquons d’information, notamment sur le campus Laval et aux HEC. Pour les personnes fréquentant régulièrement ces pavillons, savoir qu’il y a des dizaines de toilettes non genrées dans Roger-Gaudry n’améliorera nécessairement pas leur situation.
  • Inclure une certaine proportion de toilettes non genrées à plusieurs cabines sur le campus Outremont et dans les nouvelles installations
    L’UdeM prévoit inclure des toilettes individuelles non genrées et accessibles pour les personnes à mobilité réduite à tous les étages dans son futur campus d’Outremont. Elles seront éloignées des toilettes genrées, ce qui n’en fera pas des « troisièmes toilettes » stigmatisantes. Bien que ce soit un pas en avant, ce n’est pas idéal. Ces toilettes risquent d’être trop encombrées, ce qui réduirait l’accès pour les personnes en ayant vraiment besoin. Au contraire, si l’on restreint l’accès à des personnes disposant d’une clef, comme pour certaines toilettes accessibles pour les personnes à mobilité réduite, les personnes trans seront marquées par ce traitement spécifique. La seule garantie d’un accès sécuritaire aux toilettes pour toutes les personnes trans, c’est la mise en place d’espaces à cabines multiples, utilisés tant par les personnes trans que par les personnes cis. Il existe déjà quelques espaces de ce genre dans le pavillon Roger-Gaudry. Nous ne demandons pas de retirer les toilettes ségréguées ni d’ajouter une troisième toilette, mais bien d’avoir deux types d’espaces de toilettes à cabines multiples : des espaces ségrégués, avec une toilette des hommes et une toilette des femmes à proximité, et des espaces non ségrégués, où il n’y aurait qu’une seule toilette pour tou-te-s.
  • Déségréguer certaines toilettes à plusieurs cabines dans le pavillon Roger-Gaudry
    Le pavillon principal ayant été construit pour accueillir des hommes seulement, le plan des toilettes est très complexe. Même pour les personnes cis, il n’est pas évidemment de trouver la toilette genrée adéquate, étant donné que la toilette des hommes n’est jamais proche de celle des femmes. Nous pensons qu’inclure un certain nombre de toilettes non genrées ferait l’affaire des personnes trans ET des personnes cis, car tout le monde pourrait utiliser ces espaces.
  • Inclure des corbeilles à serviettes sanitaires dans les toilettes des hommes
    Les femmes n’ont pas le monopole des menstruations. En ce moment, il n’est pas évident de disposer de serviettes sanitaires dans la toilette des hommes, car les cabines ne disposent pas de corbeilles à cet effet. Les hommes trans et les personnes ayant des menstruations et utilisant les toilettes des hommes doivent jeter leurs produits hygiénique en public, dans les poubelles générales, ce qui peut exposer leur statut trans et ne respecte pas leur intimité. En ajouter dans certaines cabines identifiables (par exemple les cabines adaptées pour personnes à mobilité réduite) faciliterait la vie de bien des gens.

Politiques institutionnelles

  • Reconnaître l’identité de genre et l’expression de genre comme des motifs illicites de discrimination
    Plusieurs politiques de l’Université de Montréal, dont la Politique sur les droits des étudiantes et étudiants et la Politique contre le harcèlement, utilisent la définition de la discrimination inscrite à l’article 10.1 de la Charte des droits et libertés de la personne. Cette définition ne protège qu’imparfaitement les droits des personnes trans, car l’identité de genre et l’expression de genre de non pas reconnus. Nous suggérons donc à l’Université de Montréal qu’elle
  • Établir une politique institutionnelle d’intégration des personnes LGBTQIA (lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queer, intersexes, asexuelles)
    L’Université de Montréal ne dispose d’aucune politique sur la diversité sexuelle et de genre. Il serait pertinent qu’elle s’en dote une, comme elle l’a fait pour les femmes, les personnes en situation de handicap et la diversité culturelle.

Mis à jour le 8 septembre 2015

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